J'attendais un miracle

J'attendais un miracle
Mon amour, j'ai attendu,
j'ai attendu jour et nuit
je n'ai pas vu le temps passer,
j'ai perdu la moitié de ma vie à attendre.
Il y avait des tas d'invitations
et je sais que tu en as envoyé
mais j'attendais
qu'un miracle arrive.

Je sais que tu m'aimais vraiment
mais, tu vois, j'ai les mains liées.
Je sais que cela a dû te blesser
cela a dû blesser ta fierté
de rester devant ma fenêtre
avec ton clairon et ton tambour
pendant que j'attendais
qu'un miracle arrive.

Tu n'aurais pas aimé ça, mon amour.
Tu n'aurais pas aimé être ici.
Il n'y a pas de distractions
et les jugements sont sévères.
Le maestro dit que c'est du Mozart
mais ça ressemble a de la bouillie
quand on attend
qu'un miracle arrive.

Quand on attend un miracle
il ne reste rien à faire.
Je n'ai pas été plus heureux
depuis la fin de la guerre.
Il ne reste rien à faire
quand on sait qu'on a été pris.
Il ne reste rien à faire
quand on mendie pour les miettes.
Il ne reste rien à faire
quand on a pris l'habitude d'attendre
d'attendre qu'un miracle arrive.

J'ai rêvé de toi, mon amour,
c'était l'autre nuit.
Tu étais presque nue
mais le reste était lumière.
Le sable du temps tombait
entre tes doigts et ton pouce
et tu attendais
qu'un miracle arrive.

Mon amour, marions-nous,
nous sommes restés seuls trop longtemps.
Soyons seuls ensemble,
voyons si nous sommes assez forts.
Faisons quelque chose de dingue,
quelque chose de complètement faux
en attendant
qu'un miracle arrive.

Il ne reste rien à faire
quand on sait qu'on a été pris.
Il ne reste rien à faire
quand on mendie pour les miettes.
Il ne reste rien à faire
quand on a pris l'habitude d'attendre
d'attendre qu'un miracle arrive.

Quand tu es tombé sur l'autoroute,
que tu es allongé sous la pluie,
et qu'ils te demandent comment ça va,
tu dis bien sûr que tu ne peux pas te plaindre -
si on te presse pour avoir des renseignements
tu as intérêt à faire l'imbécile :
Tu n'as qu'à dire que tu attends
qu'un miracle arrive.
ou nom de boumeriame hicham né le 14.11.1987
nationalité marocaine né a sidi ifni maroc
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# Posté le mardi 27 octobre 2009 14:03

Il est vrai que tous les hommes que tu connaissais étaient

Il est vrai que tous les hommes que tu connaissais étaient
Il est vrai que tous les hommes que tu connaissais étaient
des joueurs qui disaient avoir renoncé à chaque fois que tu leur
donnais asile. Je connais ce genre d'homme. Il est difficile
de tenir la main de celui qui ne veut aller au ciel que pour capituler.

Et, balayant les jokers qu'il a laissés, tu découvriras
qu'il ne t'a pas laissé grand-chose, même pas le rire. Comme tout flambeur,
il attendait une carte si forte qu'il n'aurait plus jamais besoin
d'en tirer une autre. Il était comme un Joseph à la recherche d'une étable.

Puis penché sur l'appui de ta fenêtre, il te dira qu'un jour
tu as affaibli sa volonté avec ton amour, ta chaleur et ton abri.
Et sortant de son portefeuille un vieil horaire de chemins de fer,
il te dira, Je t'ai expliqué quand je suis arrivé que j'étais étranger.

Mais maintenant un autre étranger semble vouloir que tu ignores ses rêves,
comme s'ils étaient le fardeau de quelqu'un d'autre. Tu as déjà vu
cet homme, ses bras d'or distribuant les cartes, mais maintenant
ils ont rouillé du coude jusqu'au bout des doigts. Et il veut changer
son jeu contre un abri. Il veut échanger le jeu qu'il connaît contre un abri.

Tu détestes regarder un autre homme fatigué poser la main comme
s'il abandonnait le jeu sacré du poker. Et tandis qu'il raconte
ses rêves pour s'endormir, tu remarques une grande route qui s'enroule
comme une fumée au-dessus de son épaule.

Tu lui dis d'entrer, de s'asseoir, mais quelque chose te fait te retourner.
La porte est ouverte. Tu ne peux fermer ton abri. Tu essaies la poignée
de la route. Elle s'ouvre. N'aie pas peur. C'est toi, mon amour,
c'est toi l'étrangère.

J'ai attendu, j'étais sûr que nous nous rencontrerions entre les trains
que nous attendions, je pense qu'il est l'heure d'en prendre un autre.
S'il te plaît, comprends que je n'ai jamais eu de carte secrète.
Voilà, c'est ce qu'il dit, tu ne sais pas ce qu'il recherche.
Quand il parle comme ça, peu t'importe ce qu'il recherche.

Retrouvons-nous demain si tu le décides, sur le rivage, sous le pont
qu'ils construisent au-dessus d'un fleuve sans fin. Puis tu te rends
compte qu'il quitte le quai pour le wagon-lit où il fait chaud,
il cherche seulement un autre abri. Et tu t'aperçois qu'il n'a jamais
été étranger. Et tu dis : "D'accord, le pont, ou un autre endroit
plus tard".

Et, balayant les jokers qu'il a laissés, tu découvres qu'il ne t'a pas
laissé grand-chose, même pas le rire. Comme tout flambeur, il attendait
une carte si forte qu'il n'aurait plus jamais besoin d'en tirer une autre.
Il était comme un Joseph à la recherche d'une étable.

Et penché sur l'appui de ta fenêtre il te dira qu'un jour tu as affaibli
sa volonté avec ton amour, ta chaleur et ton abri. Et, sortant
de son portefeuille un vieil horaire de chemins de fer, il te dira,
Je t'ai expliqué quand je suis arrivé que j'étais étranger.
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# Posté le mardi 27 octobre 2009 13:53